Quand une ligne d'assistance publique devient un urne électorale : Time Fengjun n'est pas la seule victime
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Près de 50 000 plaintes liées à des concerts en dix jours sur la ligne d'assistance 12345 de Xuzhou. Ce qui a transformé une banale polémique de fans en affaire de société n'est pas l'ardeur des débats : c'est le fait que deux camps opposés aient utilisé en même temps un service civique comme machine à voter.
Entre le 21 août à 00h00 et le 31 août à 08h00, la ligne 12345 de Xuzhou a enregistré 48 795 plaintes liées aux concerts de TOP Landers : 42 430 via les canaux en ligne, 6 365 par téléphone. Plus de 80 % concernaient le spectacle lui-même. 47,54 % exigeaient une refonte des scènes en duo ou collectives ; 33,81 % exigeaient au contraire qu'elles restent inchangées. Sécurité, bruit, circulation — les motifs civiques classiques — restaient minoritaires. The Paper, reprenant un éditorial de l'appli du Quotidien du Peuple
Pendant ce temps, à Chongqing, les affrontements de foule au pied du siège de Time Fengjun, dans la tour Changjiang International, avaient déjà contraint la société à suspendre les répétitions en présentiel de ses stagiaires. Le 11 septembre, le TF Family FanClub a annoncé que Zhang Junhao, Tong Yukun, Deng Jiaxin, Zhang Zimo et Huang Shuo seraient absents des prochains festivals et représentations, en invoquant un « ajustement global des emplois du temps des artistes ». Les fans ont résumé la réaction en chaîne en deux formules : « tout l'immeuble se tait » et « châtiment collectif sur quatre générations ».

Résumer l'affaire à une entreprise d'idols stagiaires dévorée par ses propres fans ne suffit pas à l'expliquer. La question la plus utile est ailleurs : que devient une capacité d'organisation façonnée depuis dix ans par l'industrie de l'idol, une fois que les régulateurs ont fermé ses anciennes interfaces ? Réponse : elle se redirige vers les systèmes de réclamation, les lignes d'assistance publiques et l'opinion.
Deux tempêtes qui se chevauchent, mais deux problèmes différents
Dès la mi-août, des foules se massaient sur la route de Nanbin, dans le district de Nan'an à Chongqing, au pied des bureaux de Time Fengjun dans la tour Changjiang International. Aux fans postés en faction de longue durée s'étaient mêlés des live-streamers de rue, des provocateurs et des personnes venus affronter les fans. Des vidéos montraient aussi des filmages à bout portant et des provocations verbales visant des stagiaires et des fans mineurs.
L'affrontement a dégénéré le soir du 17 août. Selon le communiqué du 20 août du bureau de sécurité publique de Nan'an, vers 19h30 ce soir-là, une foule s'est rassemblée au pied d'une entreprise du divertissement sur la route de Nanbin. Une dispute a dégénéré en jets d'eau et en poursuites. La police, la commission culture et tourisme du district et le bureau de quartier sont intervenus pour mettre fin au désordre, ont fait de la sensibilisation juridique auprès de plusieurs personnes impliquées et ont poursuivi leurs investigations contre celles suspectées de troubler l'ordre public. Reprise par Phoenix News du communiqué de Ping'an Nan'an
Le lendemain, Time Fengjun a affiché un avis dans l'immeuble : les stagiaires suspendent immédiatement tout entraînement de groupe sur site à Changjiang International, sans date de reprise, et les fans ne doivent pas s'attarder après leur check-in. La régie de l'immeuble a confirmé l'avis aux journalistes. L'entreprise a indiqué avoir déjà déposé plainte. Le bureau de quartier a rappelé que les attroupements provoquaient depuis longtemps des voies bloquées, des embouteillages et des courses-poursuites en voiture.

C'était un problème d'ordre public au niveau de la rue. Un système de stagiaires avait concentré répétitions, trajets quotidiens et check-ins de fans dans un même immeuble, exposant les trajets de mineurs dans l'espace public. Une fois la tension montée, suspendre l'entraînement était presque la seule option.

Xuzhou relève d'une autre couche. TOP Landers a donné quatre concerts à l'Olympic Sports Centre de Xuzhou, les 25-26 et 28-29 août. Les données de la ligne d'assistance montrent que la majorité des plaignants étaient des fans, avec une minorité de parents. Le conflit ne portait ni sur le bruit ni sur la circulation, mais sur qui se tiendrait aux côtés de qui sur scène. Or ce type de mise en scène est déjà hautement politisé au sein des fandoms : il se traduit directement en temps de caméra, positionnement et répartition des ressources.
Une fois le volume de plaintes transformé en camembert, il ne s'agissait plus d'opinions mais de trophées. Sur les réseaux, certains ont qualifié de « médaille » les « 24 000 appels téléphoniques », en exhortant les autres à « s'y mettre — c'est peut-être toi qui feras basculer le résultat ».

Le 12345 de Xuzhou a activé un dispositif d'urgence : personnel en continu 24h/24 du 23 au 30 août, téléopérateurs de nuit passés de 15 à 43, huit jours et huit nuits d'affilée ; 41 768 réclamations en ligne homogènes clôturées par lots ; et 31 signalements impliquant des menaces de violence transmis à la police. Le 1er septembre, le compte local de la ligne a publié un article sur cette mobilisation, supprimé dès le lendemain. Le 2 septembre, Weibo a annoncé que les comptes ayant incité les fans à submerger la ligne gouvernementale comme moyen de pression seraient muselés.
Le 4 septembre, l'appli du Quotidien du Peuple a fixé clairement la limite : les citoyens ont le droit légal d'appeler le 12345, et des réclamations de spectateurs sur un spectacle sont normales — mais près de 50 000 dossiers en dix jours avaient saturé la ligne. La configuration d'une scène relève d'une décision de production, pas d'un enjeu d'intérêt général. Une ligne d'assistance gouvernementale n'est pas le « jardin privé » d'un fan-club où l'on vient glaner des voix. L'éditorial citait aussi le règlement du 12345 de la province du Jiangsu : utiliser la ligne à répétition sans motif légitime, ou l'occuper durablement, perturbe son fonctionnement normal et peut engager une responsabilité juridique. The Paper

Chongqing posait la question de l'ordre public et de la protection des mineurs. Xuzhou, celle de ressources publiques détournées de leur usage. Réduire les deux à « les fans font encore des bêtises » aplatit précisément les problèmes qu'il faudrait traiter.
Le « silence de l'immeuble » : ce qui est vérifié, ce qui reste rumeur
Ce qui est aujourd'hui vérifiable : l'avis de suspension des entraînements, l'annonce officielle de l'absence de cinq artistes aux prochains rendez-vous, les chiffres du 12345 de Xuzhou et l'éditorial des médias centraux. Les affirmations plus larges sur un ralentissement de l'activité — mises à jour vidéo longues retardées, rythme des produits dérivés ralenti, retrait des badges « meilleures ventes » sur le magasin Gao Hui — viennent surtout de fans et d'observateurs du secteur. La société n'a publié aucun bilan public complet.
Quant aux rumeurs de dissolution de TOP Landers, d'une annonce majeure en octobre, ou d'une surveillance renforcée imposée par les autorités culturelles et touristiques à Time Fengjun avec l'annulation massive de spectacles des deuxième à cinquième générations, il s'agit d'on-dit du secteur et de conversations entre communautés de fans. Aucun avis public d'un régulateur n'a été retrouvé. Les ériger en faits établis surévalue les preuves disponibles.
La lecture la plus prudente : la société réduit ses activités hors ligne qui exigent des autorisations, de la gestion de foule, et risquent de raviver les guerres de chapelles. Ce n'est pas la même chose qu'un immeuble entière « puni par association » — mais cela suffit déjà à montrer qu'une fois la mobilisation des fans déversée dans les systèmes gouvernementaux, le coût opérationnel se propage très vite d'un groupe aux artistes des autres générations.
Un éditorial de Rednet ajoute un angle souvent oublié : la chorégraphie d'une scène n'a jamais relevé de la compétence du 12345, pourtant les fans ont traité la ligne comme le « seul recours », en partie parce que l'agence avait pris l'habitude de ne « ni répondre, ni communiquer ». Le coût procédural de 48 000 dossiers homogènes, c'est le coût de la relation fans que l'entreprise aurait dû assumer, déporté sur les services publics municipaux. Rednet Reprise par The Paper
Ce constat n'excuse pas le bombardement de la ligne d'assistance. Il désigne l'autre moitié de la responsabilité. Les agences de stagiaires tirent parti de la force d'organisation des fans pour les données, les ventes et les concerts, puis rejettent les coûts de communication dehors quand les guerres de ressources explosent. La boucle tourne parce que l'entreprise est justement l'une de celles qui la font tourner.
Cette capacité n'est pas née hier. Elle a juste changé de prise
La puissance d'organisation qui a fini par rendre les fandoms redoutables était, au départ, exactement ce que l'industrie de l'idol appréciait. Division des tâches, arguments unifiés, audits par captures d'écran, vagues programmées : une chaîne de production qui transformait l'enthousiasme en classements et en ventes. Les plateformes en offraient la preuve la plus simple : partages, commentaires, super-topics. Les données ne valent pas valeur commerciale, mais à une époque d'artistes très semblables, c'était le signal le plus rapide et comparable.
Le post Weibo de Cai Xukun qui aurait dépassé les 100 millions de partages en 2018 a exposé le mécanisme au grand jour. L'appli Xingyuan a ensuite montré que la manipulation était déjà industrialisée. Le tribunal du district de Fengtai à Beijing a établi que le développeur Cai Kunmiao, de janvier 2018 à mars 2019, avait construit le logiciel sans autorisation de l'opérateur de Weibo et vendu la capacité de partager sans se connecter au client officiel, avec transfert automatique par lots. Au moment du procès, les utilisateurs s'étaient connectés avec plus de 190 000 comptes Weibo côté contrôle ; le produit illicite s'élevait à 6 253 752,86 yuans. Le 31 décembre 2020, Cai a été condamné à cinq ans de prison pour fourniture de programmes destinés à s'introduire dans des systèmes d'information informatiques, plus 100 000 yuans d'amende. China News Service
Le jugement a masqué le nombre de petits comptes liés à ces terminaux de contrôle. Les mentions médiatiques de « dizaines de millions de comptes liés » ne doivent donc pas être réutilisées comme chiffre précis. Ce qui est solide : un pipeline reliait déjà le soutien aux fans, les outils tiers et les interfaces des plateformes.

La bataille du super-topic de Jay Chou en 2019 a transformé un post Douban — « si ses chiffres Weibo sont si faibles, pourquoi est-ce si difficile d'avoir des billets de concert ? » — en sujet de masse. Les guerres de données couraient en parallèle du journalisme. L'« incident 227 » de février 2020 a marqué une nette escalade : la colère contre une seule fanfiction sur personnes réelles, organisée depuis la base, s'est élargie en plaintes massives contre AO3, Lofter et d'autres plateformes. Le 29 février, les utilisateurs de Chine continentale ont constaté qu'AO3 était inaccessible ; le conflit a ensuite débordé en boycotts d'endossements, en review-bombing et en débats sur les limites de la création fan. The Paper

Les régulateurs ont ensuite coupé les vieilles prises. En août 2021, l'Administration du cyberespace de Chine a publié un avis pour approfondir la gouvernance du désordre des « cercles de fans », obligeant les plateformes à supprimer les classements de célébrités personnels et de groupes, à dissoudre les communautés construites autour du vote, des opérations de soutien, de la collecte de fonds et du contrôle des commentaires, à interdire les classements de consommation, les avantages débloquables par tâches et les votes payants, et à restreindre la participation des mineurs aux campagnes de classement. CAC

On peut éteindre des prises. Les habitudes d'organisation, elles, ne disparaissent pas avec. Hiérarchies de grands fans, gestion de groupes, division des tâches et mobilisation programmée demeurent. Quand le levier à l'intérieur des plateformes se rétrécit, une partie de cette action se requalifie en « défense des droits », et la même chaîne de montage de partages se déplace vers les numéros de réclamation, les lettres de signalement et les lignes d'assistance gouvernementales.
Le Quotidien du Peuple, édition outre-mer, a rapporté en 2025 que des fans extrémistes, mécontents des places debout, des interactions ou des souvenirs d'un tournage, avaient inventé une bousculade et appelé en masse les régulateurs pour exiger compensation. Xuzhou rend la trajectoire encore plus lisible : quand les plateformes n'offrent plus assez de levier en classements et en volume, les systèmes d'administration publique deviennent le prochain amplificateur.

Le modèle a déjà quitté le divertissement
Considérer les cercles de fans comme une maladie propre aux fans d'idols, c'est sous-estimer leur capacité de réplication. Le schéma ne dépend ni d'un âge ni d'un genre. Il exige trois ingrédients réunis : une identité forte, une rivalité claire, et une interface de plateforme capable de transporter à la fois l'émotion et l'action organisée.
Le sport en a fourni l'échantillon. Du plongeon au tennis de table, les déferlements de fans, le filoutage sans limite et les abus en ligne ont entraîné les athlètes dans le marécage du trafic. Le 18 mars 2026, l'Administration générale du sport a tenu une réunion de déploiement d'une « année d'approfondissement de la gouvernance » et inscrit au rang des priorités la « gouvernance résolue du désordre des cercles de fans sportifs ». Administration générale du sport Une réunion nationale de communication sportive en mai est allée plus loin, appelant à un plan conjoint avec les autorités du cyberespace et de la sécurité publique, et à ce que la résistance à la culture fan dégénérée soit inscrite dans la sélection, le transfert, l'affectation des athlètes et l'organisation des compétitions. Xinhua

Les véhicules à nouvelle énergie ont transplanté la même logique sur les fiches techniques, les ventes et les choix technologiques. Le 8 avril 2024, IM Motors a mal étiqueté une spécification de transmission du Xiaomi SU7 lors du lancement de la L6, puis s'est excusé à plusieurs reprises. Le différend est rapidement passé de la communication d'entreprise au combat multi-plateformes entre les deux bases d'utilisateurs. IM a ensuite déclaré avoir subi après ses excuses insultes, diffamations et attaques personnelles, et a publié une lettre de signalement dénonçant une violence en ligne organisée et de l'intimidation par le trafic. National Business Daily

Le 10 septembre 2025, le ministère de l'Industrie et des Technologies de l'information, la CAC et quatre autres départements ont lancé une campagne de trois mois contre le désordre en ligne dans l'industrie automobile, inscrivant explicitement parmi les priorités les campagnes organisées de style « cercle de fans » : faux avis négatifs, agitation émotionnelle, guerres de commentaires et dénigrement des concurrents. CAC Selon l'émission Focus Interview de CCTV du 29 janvier 2026, la CAC avait alors reçu directement plus de 28 000 plaintes de constructeurs, supervisé la suppression de plus de 111 300 posts liés, et muselé ou fermé 3 612 comptes. CCTV
La cible est passée d'un idol rival à une marque rivale et à l'identité de propriétaire de voiture. Le workflow des campagnes anti-haine, des tâches de check-in, des assignations et de la pression par signalement a à peine changé. Smartphones, esports, humour stand-up et e-commerce présentent une logique de camps similaire : une préférence de consommation se mue rapidement en guerre identitaire.

Le problème n'est pas que « les fans ont pété les plombs », mais qu'un canal public a été réquisitionné
Lire l'épisode de Xuzhou comme une punition infligée à Time Fengjun, c'est rater le point dangereux. La force d'organisation des fans a longtemps été un actif pour l'entreprise. Dès qu'elle s'est tournée vers les réclamations et les lignes gouvernementales, l'actif est devenu un risque — et les artistes des autres générations l'ont payé aussi. Si l'on s'arrête à « une usine à stagiaires a récolté ce qu'elle a semé », la réquisition d'un système public reste innommée.
Il y a trois niveaux plus précis.
Le premier : plateformes et agences. Elles ont récompensé des organisateurs capables de convertir l'émotion en données, puis, une fois les anciennes tactiques interdites, n'ont pas offert de canal assez stable pour la communication et l'explication des ressources. C'est le « décalage de canal » pointé par Rednet.
Le deuxième : la ligne d'assistance elle-même. Le 12345 a été conçu pour « recevoir une plainte et la traiter immédiatement », ce qui fonctionne pour les problèmes civiques soudains et s'avère faible face à des dizaines de milliers de dossiers homogènes, opposés entre eux et sans intérêt public. Xuzhou a fini par clôturer par lots 41 768 réclamations en ligne — un bricolage de terrain. Le règlement du Jiangsu considère déjà l'occupation injustifiée de la ligne comme punissable. Ce qui manque n'est pas un principe, mais un mécanisme capable, dès la première vague, d'extraire les « réclamations-plébiscites » du flux des demandes civiques.
Le troisième : le débat public. Une fois que choisir son camp, coller des étiquettes et se déchaîner en meute deviennent la manière par défaut de gérer le désaccord, les dégâts ne se limitent plus à une entreprise ni à un idol. Les jours où la ligne a été saturée, ceux qui n'ont pas réussi à passer étaient les habitants ordinaires de Xuzhou.
Les cercles de fans ne sont pas une île de la société numérique. Ce sont un miroir repéré tôt : comment l'identité se forme, comment les groupes se rassemblent, comment l'opposition s'emballe, et comment une interface publique peut être empruntée pour fabriquer du volume. Le silence de Time Fengjun mérite d'être suivi. Ce qui mérite encore plus d'attention, c'est que ce modèle n'a plus besoin d'une tour de bureaux : il peut pénétrer directement les services publics d'une ville.
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Sources
- Article original : Time Fengjun « puni sur quatre générations », mais la logique des cercles de fans était déjà partout
- The Paper : les médias centraux sur une ligne gouvernementale submergée par des fans d'un groupe
- Rednet : le 12345 de Xuzhou a reçu 48 000 plaintes de concerts ; les ressources publiques ne sont pas un champ de bataille de fans
- Reprise par The Paper de l'éditorial de Rednet
- Phoenix News : communiqué de la police de Chongqing sur le rassemblement et les jets d'eau au pied de Time Fengjun
- CAC : avis sur l'approfondissement de la gouvernance du désordre des « cercles de fans »
- China News Service : le développeur de l'appli Xingyuan condamné en première instance
- The Paper : l'incident 227, du fandom à l'espace public
- Administration générale du sport : réunion de déploiement de l'« année d'approfondissement de la gouvernance » sportive
- Xinhua : les autorités sportives poursuivent la gouvernance du désordre des cercles de fans
- CAC : six départements lancent une campagne contre le désordre en ligne dans l'industrie automobile
- CCTV Focus Interview : enquête sur le désordre en ligne dans l'industrie automobile
- National Business Daily : IM Motors présente des excuses pour l'étiquetage erroné des spécifications du Xiaomi SU7